AESH : encore de beaux discours !

Le ministre de l’Éducation Nationale, Edouard Geffray a annoncé le début de « travaux  » concernant le statut des AESH.

Un groupe de travail serait créé, auquel les syndicats (ceux qui collaborent au dialogue social) pourraient participer pour examiner leur situation.

Lorsque on veut noyer un problème, on crée une commission, disait Clémenceau.

Pourtant les problèmes que rencontrent les 145 000 AESH (dont plus de 95% sont des femmes) sont bien connus.

Elles manifestent depuis des années pour l’amélioration de leur statut et contre la détérioration de leurs conditions de travail (morcellement de leur temps de travail entre plusieurs élèves et parfois entre plusieurs établissements).

Déjà le 7 janvier, le ministre a  soutenu la majorité de sénateurs qui se sont opposés à une proposition de loi visant à titulariser les AESH. D’ après lui et selon le code de la fonction publique, elles ne pourraient pas être intégrées comme fonctionnaires.

Le ministre a également déclaré qu’il était impossible d’inscrire au budget de l’État une nouvelle dépense  pour leur assurer un salaire sur la base d’un temps complet et d’un emploi stable. Cela montre le manque de considération du ministre pour ces personnels et pour les enfants handicapés dont elles s’occupent. Il n’y aurait pas non plus d’argent pour embaucher  suffisamment d’AESH afin de répondre à la totalité des besoins. 

En effet, près de 50 000 élèves sur 350 000 sont laissés sur la touche, alors même que la loi «  pour l’égalité des chances » proclamait la nécessité de traiter les enfants porteurs de handicaps comme les autres.

Les beaux discours du ministère sur l’école « inclusive » ne coûtent rien, les vagues « travaux » pour se pencher sur la situation des AESH qui contribuent à la prise en charge des enfants handicapés ne coûtent pas grand chose non plus, contrairement à des mesures concrètes qui permettraient une réelle amélioration du salaire et du statut de ces agents.

Bref aujourd’hui , une fois de plus, le ministère annonce que demain il rase gratis !

LDC éducation Limousin, le 12 mars 2026