PISA 2026 : oh la la mais quelle surprise !

Nous le répétons mois après mois, année après année : les politiques néo-libérales ont pour objectif de dégrader le service public d’éducation (afin de le marchandiser par secteurs) et elles y parviennent manifestement très bien. Publiés le 8 septembre 2026, les résultats de l’étude PISA viennent ainsi confirmer que le niveau des élèves français est en chute libre : plusieurs années de retard pour les élèves testés. Qu’il en soit de même dans l’ensemble des pays de l’OCDE (organisme chargé de faire la promotion du libéralisme et d’évaluer les systèmes éducatifs selon les normes du sacro-saint marché) ne nous étonnera pas, les mêmes politiques étant appliquées partout. Notons au passage que PISA n’évalue aucunement ni l’acquisition de l’esprit critique, ni l’ouverture culturelle des élèves. Enfin, si le ministre assure que cette étude n’a pas mesuré les effets des dernières réformes, ce en quoi il n’a pas totalement tort, il reste qu’elle vient valider un ressenti unanime de dégradation des conditions d’enseignement pour le personnel, et donc des conditions d’apprentissage pour les élèves.

Seule bonne nouvelle dans ce tableau désastreux : les inégalités scolaires (dont la France se faisait une spécialité, obtenant carrément les résultats les plus mauvais en la matière) se tassent quelque peu, les élèves issus des milieux populaires voyant leur niveau stagner alors que celui des élèves issus des classes moyennes ou supérieures connait une baisse vertigineuse, y compris pour la jeunesse scolarisée dans le secteur privé.

Nous en tirons logiquement les conclusions suivantes (déjà formulées par le passé) :

    1 – Outre qu’elle prépare la jeunesse au vivre-ensemble, la mixité sociale est un facteur indéniable de réussite pour toutes et tous, et l’enfermement sur soi un facteur d’échec, y compris dans les milieux socialement favorisés : l’entre soi ne profite donc pas aux enfants de la bourgeoisie.

    2 – Confier (même en partie) au secteur privé le système éducatif (processus actuellement en cours) est tout à fait dommageable voire dangereux pour l’éducation de notre jeunesse (et nous savons bien que toute référence à l’affaire Bétharram serait ici malvenue…).

Les raisons de ces piteux résultats sont évidemment multiples et nécessitent un travail de fond considérable pour qui souhaiterait les appréhender. Or c’est justement ce qui nous occupe au sein de notre syndicat. Nous renvoyons donc d’ores et déjà à la lecture de nos dossiers, textes et autres communiqués :

https://ldc-limousin.fr/index.php/2026/04/16/dossier-desastre-numerique-dans-leducation/

https://ldc-limousin.fr/index.php/2026/06/24/greve-des-aesh-et-des-aed-des-coleres-legitimes/

https://ldc-limousin.fr/index.php/2024/12/18/penurie-denseignant-e-s-plan-durgence-pour-une-revalorisation-du-metier/

https://ldc-limousin.fr/index.php/2025/09/15/fonctionnaires-defendons-la-republique-defendons-lecole-publique-3/3/

Que faire ?

A laisser le pouvoir, y compris lorsqu’ils l’usurpent, à ceux dont le projet est explicitement de détruire l’école, il faut bien, un jour ou l’autre, en payer les pots cassés (et ce n’est peut-être pas fini, l’année électorale qui s’annonce nous promettant peut-être monts et merveilles…).
De ce point de vue, il nous semble que les stratégies d’accompagnement ou de molles remises en cause déployées par les centrales syndicales du secteur éducatif sont désormais tout à fait inopérantes. Le dialogue social n’est plus, c’est une évidence. En d’autres mots, et même si nous préférerions ne pas avoir à l’écrire, seul un syndicalisme massif de classe et de lutte pourra permettre d’enrayer la chute, puisqu’il s’agit bien aujourd’hui de s’élever ensemble contre la mise en lambeaux pilotée du système éducatif afin de lui redonner d’autres couleurs et offrir à nos enfants la capacité à transformer ce monde.

La conclusion s’impose : contactez-nous ! Rejoignez-nous !
Inversons ensemble le rapport de forces et refusons cette logique mortifère !
La société qui vient sera celle que nous aurons fabriquée !